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Opéras et festivals : moteurs de l’économie locale et du tourisme

En novembre 2017, une étude a été publiée par le syndicat Les Forces Musicales. Réalisée sur 2 ans, son but est de démontrer l’impact fort et positif des opéras et festivals sur l’économie des territoires, mais aussi de mettre à mal certaines idées reçues. Retour dans cet article sur les informations importantes à retenir, notamment l’influence du tourisme dans ce secteur.

 

Une méthodologie très précise

Afin de réaliser cette étude, une méthodologie d’analyse a été mise en place. Des visites dans les régions et les villes où se trouve un opéra ont été effectuées. Pour être précis, ce sont 22 structures de production lyriques qui ont participé à l’enquête dont l’Opéra de Metz, l’Opéra de Lorraine (Nancy), l’Opéra de Reims et l’Opéra national du Rhin (Strasbourg). 11 680 questionnaires ont ainsi été remplis à travers la France. Environ 25 000 profils de spectateurs ont pu être établis. On retrouve parmi ces profils le spectateur abonné, le spectateur non abonné, celui ayant moins de 30 ans ou encore le touriste !

 

Des préjugés réprouvés

Bien que certains de ces détracteurs affirment que l’opéra n’attire plus autant de monde qu’avant, cette étude prouve le contraire : ce sont bien 2 millions de spectateurs qui s’y rendent chaque année. De plus, ce secteur génère 12 730 emplois. On entend parfois aussi que le prix du billet est trop cher, et que c’est une des raisons du manque de fréquentation des opéras. À cela, l’étude répond que le prix du billet moyen ne dépasse pas les 25,20 euros.

 

Des chiffres-clés qui démontrent l’importance du tourisme

En outre, les opéras et festivals d’art lyriques en région sont perçus comme étant couteux pour les collectivités territoriales. Cependant, le poids économique de ce secteur en France représente 414 millions d’euros. Il s’agit du chiffre d’affaires généré directement par l’opéra et les festivals (360 millions d’euros), auquel s’ajoutent les retombées indirectes dues aux dépenses des spectateurs et artistes (54 millions d’euros). En ce qui ce qui concerne le tourisme, il est indiqué dans le rapport que 57% des touristes interrogés ne seraient pas venus dans une ville bien précise sans la présence de l’opéra. 70 000 touristes sont venus également uniquement pour assister à une représentation bien précise. 160 000 nuitées touristiques ont été recensées, réparties entre hôtels (58%), hébergements non marchands (34%), meublés et gîtes (6%) et chambres d’hôtes (1%). Des retombées ont également été constatées en restauration : 22% des sectateurs se sont rendus dans un restaurant, et 19% consomment dans un bar, avant ou après un spectacle.

 

Envie d’en savoir plus ?

Pour en apprendre plus sur le sujet, n’hésitez pas à consulter l’étude complète réalisée par Les Forces Musicales, en cliquant sur ce lien !