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Le tourisme patrimonial : un secteur à valoriser

Ponts couverts de Strasbourg

Les ponts couverts de Strasbourg, classés aux monuments historiques depuis 1928.

La Direction Générale des Entreprises (DGE) a récemment réalisé, au mois de mai 2018, une étude concernant la relation existante entre tourisme et patrimoine culturel. Ces deux domaines partagent des objectifs et enjeux similaires : attractivité et compétitivité.

 

Les monuments historiques, des bien protégés

Il est possible pour un monument historique d’être classé, ou inscrit. Dans le premier cas, il s’agit du niveau de protection le plus élevé. Il est également important de noter que des jardins, des parcs, des gisements archéologiques ou des grottes peuvent être considérés comme monuments historiques ; ils sont considérés comme étant des « immeubles non bâtis ».

34% des 44 667 immeubles protégés au titre des monuments historiques France sont habités. La protection engendrée par ce titre est synonyme d’obligations mais aussi d’avantages pour les propriétaires. Ceux-ci sont en effet garants de la bonne conservation de leur bien, mais ils sont en retour bénéficiaires de nombreuses aides et de déductions fiscales importantes.

49% des monuments historiques classés sont possédés par des particuliers, 47% par des collectivités publiques et 4% par l’État.

 

Monuments historiques et tourisme : une relation forte

Aujourd’hui, de nombreux produits touristiques sont développés à l’intérieur des monuments historiques. On pense notamment à des hébergements hôteliers ou locatifs, des établissements de restauration, des espaces commerciaux, événementiels ou de travail. Des visites de ces monuments peuvent également être proposées, tout comme des animations ou des expositions.

Les caractéristiques immobilières d’un monument sont à prendre en compte lorsque celui-ci fait l’objet de la mise en place d’une offre touristique en son sein. En somme, le projet doit être en cohérence avec le bien patrimonial qui est censé l’héberger.

Le statut du propriétaire joue également un rôle dans l’exploitation touristique du monument. En effet, son implication, sa connaissance du domaine et du marché touristique mais aussi ses moyens financiers sont autant d’éléments ayant une influence sur la bonne conduite du projet. Lorsque le propriétaire est public, des opérateurs privés sont souvent recrutés. Si le propriétaire est privé, un investissement de ses ressources personnelles sera certainement nécessaire, notamment sur le long terme.

Une valorisation qui passe par différents acteurs

L’État a un rôle primordial dans le développement de la valorisation des monuments historiques. De plus, il a une double compétence : culturelle au titre du patrimoine, et économique au niveau du tourisme. Les Ministères de la Culture et de l’Économie, par le biais de certains de leurs services, assurent des fonctions de conseil et d’expertise, ou sont les relais des politiques en régions.

On peut également citer d’autres accompagnateurs publics efficaces, pouvant coordonner les acteurs locaux pour un bon développement des entreprises touristiques : les conseils régionaux ou départementaux de tourisme, les agences de développement touristique, ou encore les offices de tourisme.

La Caisse des Dépôts (CDC) et sa filiale BpiFrance sont des acteurs de l’investissement. La CDC soutient des projets immobiliers autonomes, tandis que BpiFrance gère le fonds France Tourisme Investissement (FIT) qui permet de financer les entreprises du tourisme-loisirs avec des programmes de développement ambitieux. Ensemble, les deux structures participent également à la plateforme d’investissement France Développement Tourisme.

 

Des tendances sur lesquelles miser

En regroupant des résultats d’enquêtes nationales réalisées auprès des visiteurs étrangers, d’enquêtes mensuelles de suivi de la demande touristique française, ou encore d’enquêtes des observatoires régionaux de tourisme, on peut déceler plusieurs tendances du tourisme culturel. Elles sont les suivantes :

  • à l’échelle internationale, le patrimoine et le tourisme culturel sont des fondements de l’attractivité touristique de la France ;
  • « l’art de vivre à la française » a une réelle place dans le patrimoine ;
  • les touristes, en venant en France, cherchent de plus en plus à découvrir la gastronomie, les savoir-faire, les événements culturels de notre pays : on parle de tourisme d’expériences ;
  • la part de la clientèle française pratiquant des activités culturelles reste stable, tandis que la part de la clientèle étrangère progresse ;
  • il y a désormais une réelle nécessité d’avoir une offre de qualité et adaptée aux clientèles potentielles.

Ces tendances prouvent que les sites patrimoniaux regorgent d’opportunités, notamment pour y développer une filière d’équipements touristiques.

 

Pour découvrir l’étude dans son intégralité, merci de bien vouloir cliquer sur ce lien !