Veille

Tourisme durable : limitation des émissions carbone dans le transport aérien mondial

Tourisme durable : limitation des émissions carbone dans le transport aérien mondial

Un accord d’envergure historique a été signé à Montréal le jeudi 6 octobre 2016 entre les 191 Etats membres de l’Organisation internationale de l’aviation civile. Ce consensus, dont se félicite le Président du Conseil de l’OACI, M. Olumuyiwa Benard Aliu, va faire du transport aérien le premier secteur au monde à s’engager pour limiter ses émissions carbone.

Une évolution progressive pour une réduction significative

Afin de réaliser l’objectif de cet accord, à savoir le gel des émissions de gaz à effet de serre, plusieurs solutions ont été envisagées : l’amélioration des tracés de vol, et le développement de carburants verts, ainsi que de moteurs mois consommateurs, de carburant.

Le but de la manœuvre est de limiter les émissions d’ici à 2035, par rapport aux niveaux qui seront observés en 2020. Trois phases ont donc été instaurées.

La première démarrera sur une base de volontariat parmi les états membres. Elle consistera en l’achat sur une bourse d’échanges, par des compagnies aériennes, de crédits carbone d’autres secteurs économiques. La deuxième phase, elle aussi volontaire se déroulera entre 2024 et 2026. En 2027, cette mesure deviendra obligatoire pour tous lors de la troisième étape. Seuls certains pays en seront dispensés : les plus pauvres, les micro-Etats, et ceux comptant pour moins de 0.5% du trafic mondial de passagers.

Violeta Bulc, commissaire européenne aux Transports, s’est exprimée sur le sujet. Selon elle, ce mécanisme couvrira environ 80% des émissions entre 2021 et 2035.

 

Des avis partagés

Soixante-quatre pays ont exprimé leur intention de participer à la première phase. On retrouve parmi eux la totalité des pays européens, les USA, le Canada, la Chine, le Japon, les Emirats arabes unis ou encore Singapour. Ces nombreux pays représentent plus de 83% du trafic aérien international, et également 66% de la croissance estimée et attendue des émissions carbone dans le secteur international du transport aérien.

Certains membres de l’Organisation tels que l’Inde ou, dans une moindre mesure, la Chine, ont cependant émis des doutes et des réserves quant au bon déroulement projet. Le mécanisme instauré serait même « irréaliste » selon la Russie.

Des ONG environnementales tels que le WWF ont indiqué que cet accord « manque d’ambitions » et ne constitue en rien une « ligne d’arrivée ». D’après elles, les efforts doivent être fournis en continu pour lutter contre la pollution, notamment générée par l’aviation internationale. Le WFF a d’ores et déjà appelé les pays manquant à l’appel à se mobiliser.

 

Sources : http://www.lechotouristique.com/article/le-transport-aerien-mondial-s-en... et http://www.lemonde.fr/climat/article/2016/10/06/climat-l-aviation-civile...