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L’œnotourisme évolue en Europe

L’œnotourisme évolue en Europe

Les Rencontres Suisses de l’Œnotourisme se sont tenues à Cully, le vendredi 8 septembre 2017. À cette occasion s’est déroulée la conférence « Œnotourisme, évolutions récentes et initiatives actuelles en Europe ». Retour sur les grandes tendances européennes de ce type de tourisme particulier.

 

Une diversification de la clientèle

La clientèle de l’œnotourisme en Europe s’est transformée. On peut la segmenter en trois catégories distinctes :

  • les œnophiles amateurs de vin, en recherche d’apprentissage, qui effectuent des dégustations seuls ou en club ;
  • les épicuriens, consommateurs de vin lors de grands événements et festivals ;
  • les curieux, non connaisseurs mais intéressés. 

Ainsi, de plus en plus d’offres émergent afin d’attirer des touristes plus lointains ainsi que des clientèles urbaines proches des vignobles, ou bien encore les habitants du terroir. De plus l’étude du vin est liée à d’autres domaines susceptibles d’intéresser de nombreux clients : culture locale, géologie, biodiversité, architecture, et bien d’autres.

 

Visibilité et simplification recherchées

L’œnotourisme creuse aussi sa place sur le web. Des outils digitaux tels que des sites internet ou des applications sont disponibles afin de planifier, programmer ou réserver des activités œnotouristiques.

Afin de faire connaître ce type de tourisme si particulier, de nouveaux resorts œnotouristiques sont sortis de terre. Ces « hôtels multiservices du vin » proposent dans un même lieu des prestations hôtelières de qualités, des offres gastronomiques (notamment avec des produits locaux), de véritables expériences du monde du vin, et même des soins bien-être en lien avec la vigne et son fruit.

Malgré cela, ce secteur est parfois freiné par les différentes règlementations nationales et européennes en vigueur. Certains prestataires attendent donc avec impatience la création du droit du tourisme du vin. Il pourrait permettre de traiter des sujets importants mais délicats comme la création d’un statut équivalent à celui d’une agence de voyage, ou encore la reconnaissance de la double activité viticole et touristique.

 

Un moteur de développement territorial en quête de sens

L’œnotourisme peut également servir au développement d’un territoire. En effet, par extension, il peut permettre de découvrir l’agriculture bio, des circuits courts, ou encore d’établir des relations directes avec artisans et producteurs.

Il est aussi à noter que certains vignobles ont été classés par l’Unesco, ou reconnus comme patrimoine culturel immatériel. Ainsi, l’Europe possède un véritable héritage œnoculturel qui ne demande qu’à être transmis aux amateurs de vins et aux curieux.

Une chose est certaine : l’œnotourisme fait aujourd’hui bel et bien partie intégrante du paysage touristique européen.

 

Source : http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/2227_tendances_de_l_notourisme_europeen.htm.